Dans cette section vous pourrez découvrir quelques vidéos très intéressantes dont le propos est bien évidemment tourné vers notre Hobby, le Radio-Amateurisme.

 

 

                           

Un relais sous la loop

ON4LCQ               

Le relais de Charleroi ON0CLR transmet sur la fréquence de 145.662,5 MHz. Son antenne est située sur le toit de l'Hôpital André Vésale à 1,6 km de mon antenne. Or, je trafique fréquemment sur le relais de Bruxelles ON0BT qui transmet sur la fréquence de 145.675 MHz. Cette double proximité d'ON0CLR -en fréquence et en distance- est parfois source d'un problème très ennuyeux : ON0CLR interfère avec ON0BT et rend sa réception très difficile sinon impossible.

Toutefois, une observation régulière et attentive montre que cette perturbation d'ON0BT par ON0CLR n'est pas systématique. Elle dépend de l'OM qui utilise mon puissant voisin. Certains OM's provoquent une interférence, d'autres pas. Surprenant, n'est-il pas ? Je pensais que la cause de l'interférence était forcément ON0CLR par lui-même mais ce n'est pas le cas. J'ai donc cherché à comprendre pourquoi certaines stations perturbaient et d'autres pas.

J'ai utilisé pour mon "étude" -un bien grand mot- mon "Near-Field Probe" décrit par ailleurs sur ce site (voir  http://www.on4lcq.be/index.php/2014-09-01-09-30-10/tests-et-mesures/un-relais-sous-la-loop). Cet outil a été réalisé pour débusquer, en le connectant à un oscilloscope, la source de perturbations locales. Comprenez "à quelques m", dans la station même. Ici, je l'ai utilisé différemment, en fait en tant qu'antenne "Loop magnétique" puisque je l'ai connecté à un stick USB RTL-SDR via un câble RG-174U de ~3m.

L'entrée Antenne 75 Ohms du stick n'est pas trop désadaptée face à cette loop 50 Ohms et l'atténuation est assez minime. Par contre, les 3m de coax produisent une atténuation de ~11 dB et c'est très bien ainsi. En effet, ON0CLR est très proche et puissant et donc mieux vaut atténuer pour éviter de fabriquer des pseudo-signaux par suite de distortions. Le calcul s'est avéré payant et ça fonctionne exactement comme  je l'espérais. J'utilise comme software SDR le programme "WR-X" de Sandro Sfregola mais tout software SDR ferait l'affaire. Cerise sur le gâteau, je peux recevoir parfaitement ON0CLR mais je ne reçois absolument autre signal. C'est parfait, moins ça reçoit autre chose qu'ON0CLR et moins il y a de risque de produits de distortions, d'intermodulation, de fausses interprétations, etc. Faut-il préciser que mon Tcvr TM-271 est réglé sur "Narrow" (étroit) ? Le minimum est tout de même de prendre toutes les précautions possibles lorsqu'on cherche à éviter un problème.

Une remarque à propos de ces copies d'écran: la fréquence apparente d'ON0CLR, différente de celle réellement transmise par le relais. C'est simplement une question de calibration du stick et du SDR (il est en fait non calibré). Mais c'est sans importance, ce qui compte c'est la largeur relative,

Un coup de PTT et ON0CLR s'enclenche. la photo ci-dessous montre sa porteuse, bien étroite comme on pouvait s'y attendre.

Cette porteuse ne perturbe pas du tout la réception d'ON0BT. De même, cette réception n'est pas du tout perturbée par le signal montré sur la photo suivante. Cette émission est celle d'un OM dont je connais bien la compétence et qui a réglé son transceiver  (pourtant un "vieux bac de récup" selon ses propres termes) de façon à ne pas perturber. Sa modulation est suffisamment étroite et néanmoins parfaitement QSA.

La photo suivante montre un tout autre cas, celui d'un OM qui a réglé son tranceiver comme s'il réglait un "bac CB" en SSB. Inutile de dire que son émission sur ON0CLR s'entend sur ON0BT...que je ne comprends plus !

La photo suivante montre un cas encore pire: un OM qui s'obstine depuis plusieurs années à utiliser un micro avec un compresseur de modulation, et peut-être aussi avec un Tcvr réglé en "Wide" plutôt que "Narrow" ! Celui-ci, on peut entendre les résidus de son émission non seulement sur ON0BT mais aussi sur 145.687,5 MHz (fréquence de La Baraque Fraiture) et sur 145.650 MHz . Très efficace pour "broadcaster un appel vers toute la Wallonie"...

En réalité, j'ai passé ainsi à la "loop" les émissions de nombreux OM's. Ces photos ne sont que les plus représentatives du lot. Je cherchais à comprendre pourquoi certains perturbaient et d'autres pas. Cette série de tests ma apporté la réponse. C'est avant tout le réglage de la modulation, et non le relais lui-même ou sa proximité avec ma station, qui détermine si une émission via ON0CLR va perturber ou non ma réception des fréquences adjacentes. Ces tests montrent aussi qu'un stick USB RTL-SDR associé à un outil rudimentaire et homemade pouvait avoir une utilité très pratique et permettre de diagnostiquer la source de certains problèmes surprenants. J'espère que ça vous donnera des idées à vous aussi.

Vous constaterez que je ne cite personne et que les photos ne permettent pas l'identification des intéressés. Le but de cet article n'était pas de pointer le doigt vers des OM's en particulier mais plutôt de pointer des comportements perturbateurs, parfois -et même souvent- commis sans s'en rendre compte. C'est sûr, ces OM's "ne le font pas exprès". Mais ce qui serait intéressant, c'est que cet article soit lu aussi par ces OM's et qu'à la suite de leur lecture, ceux-ci "fassent exprès de ne pas le faire".

En fait, il suffirait que chacun règle son émetteur du mieux qu'il peut et ce problème ne se poserait probablement plus que très rarement sinon plus du tout. Mais ça, c'est peut-être rêver tout éveillé. Les radioamateurs, à commencer par moi-même, sont de grands rêveurs, non ?

© 2012-2013 Tous droits réservés - Dernière mise à jour le 15/09/2013

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LES         CABLES SOUS-MARINS
L'allemand        W. Siemens met au point une technique pour isoler un câble       électrique en milieu marin avec de la gutta-percha et en 1851, le       premier câble est posé entre Douvres et le cap Gris-Nez par       le remorqueur Goliath. C'est un échec car des pêcheurs       relèveront le câble et ils prendront le cuivre du coeur pour       de l'or !
       Franchir l'océan est une autre histoire ! Comment fabriquer un câble       de 4.000 kilomètres de long ? Comment éviter la corrosion       ? En 1857, l'américain Cyrus Field organise une tentative       : c'est encore un échec. Nouvel essai en 1858 avec deux navires.       La liaison ne dure que quelques semaines. En 1866, le Great Eastern       pose le premier câble opérationnel transatlantique. C'est en       1869 que la France pose son premier câble sous-marin entre Brest et       Saint Pierre et Miquelon.
Entre       la pose de ces premiers câbles télégraphiques et du       premier câble téléphonique, il y a un intervalle de       presque un siècle ! Ceci est essentiellement dû aux signaux       téléphoniques qu'il faut régulièrement amplifier.       C'est pourquoi le premier câble TAT (pour Trans-Atlantic Telephonic       cable), d'une capacité de 48 circuits, ne sera posé qu'en       1956. A partir de 1976, les TAT permettront d'acheminer 4.000 communications       simultanées. Avec les fibres optiques, depuis 1988, les TAT équipés       de concentrateurs, ont une capacité de 40.000 voies téléphoniques       simultanées. Enfin, depuis 1995, des régénérateurs       "tout optique" compensent l'aténuation du signal       ce qui augmente considérablement le nombre de circuit. Ainsi, le       TAT 12, posé en 1995, a une capacité de 500.000 voies téléphoniques       simultanées.
        Le RAYMON CROZE et le LEON THEVENIN         Chargés de la maintenance des câbles.
        Le VERCORS         poseur de câbles (73.600 Km depuis 1974)
 
LE         TELEGRAPHE ELECTRIQUE
Samuel       Morse (1791 - 1872) est peintre, inventeur et physicien américain.       Il crée en 1826 à New York une société des Beaux-Arts       qui deviendra plus tard la National Academy of Design. Après avoir       découvert les possibilités de l'électricité,       notamment les travaux d'Ampère, il se consacre à la recherche       sur le télégraphe électrique qu'il met au point en       1832. Il lui faut du temps pour imposer son invention et il ne dépose       son brevet qu'en 1840. La première ligne, entre Washington et Baltimore,       est construite en 1844. En 1866, le réseau américain est long       de 37.000 milles et comprend 22.000 bureaux télégraphiques.
Le       système est simple : des piles, un interrupteur, un électro-aimant       et des fils sont suffisant pour transmettre les deux seuls signes possibles       : un court ou un long (appelés un point ou un trait).       Le premier appareil de Morse était équipé d'un crayon       contrôlé électro-magnétiquement. Ce crayon imprimait       des marques sur une bande de papier fixée sur un cylindre animé       par un mouvement d'horlogerie. Samuel Morse découvre que les signaux       sont transmis avec force sur une distance de 30 kilomètres environ.       Il procède donc à l'installation de relais tous les 30 Km.       Les opérateurs ont donc rapidement appris à comprendre ce       nouveau langage par impulsion électrique plus ou moins longue. Une       révolution !
Le       plus célèbre des premiers usages du morse en mer eu lieu dans       la nuit du 14 avril 1912, lorsque le Titanic heurta un iceberg et       coula. Les deux officiers radio restèrent à leur poste jusqu'au       dernier moment, envoyant des messages de détresse. Ce fût d'ailleurs       l'apparition du célèbre "S.O.S.". On connaît       la suite de l'histoire...       La télégraphie en morse fut utilisée par les forces       armées pendant les guerres de Crimée, de Sécession       ainsi que dans les tranchées de la première guerre mondiale.       Au même instant apparurent les premiers postes TSF. Malgré       tout, la radiotélégraphie joua encore un grand rôle       pendant la seconde guerre mondiale car ce fut le seul moyen de communication       entre la Résistance en France et le quartier général       allié en Angleterre.
 

Spectre radio1

RADIOCOMMUNICATIONS

LE SPECTRE RADIOELECTRIQUE

Joël REDOUTEY

NOVEMBRE 2010

LE SPECTRE RADIOELECTRIQUE.

Les ondes électromagnétiques, dont le spectre utile s'étend de quelques kHz à plusieurs

dizaines de GHz, se propagent dans l'espace sans tenir compte des frontières des états.

L'utilisation des fréquences doit donc faire l'objet d'une concertation internationale et doit être

strictement réglementée.

ASPECT REGLEMENTAIRE.

L'Union Internationale des Télécommunications (ITU) est une organisation internationale,

basée à Genève, dont le rôle est de coordonner les réseaux et les services de

télécommunication entre les gouvernements des états membres (192) et les acteurs

économiques du secteur (700 dont une vingtaine de français).

Le secteur Radiocommunication ITU-R joue un rôle vital dans le management du spectre

radioélectrique et du positionnement des satellites de télécommunications sur l'orbite

géostationnaire.

On dénombre en effet un grand nombre de services dont les besoins vont en croissant. On

peut citer notamment:

Radiocommunications fixes et mobiles, radiodiffusion et télévision, météorologie,

radioastronomie, positionnement (GPS), surveillance aérienne et de l'environnement, sécurité

en mer et dans les airs, applications industrielles et médicales, etc.

La mission de l'ITU est de maintenir et étendre la coopération internationale entre les états

membres afin d'améliorer et rationaliser l'utilisation des différents moyens de communication.

Plus précisément, dans le domaine radioélectrique, l'ITU-R gère:

·

L'allocation des bandes de fréquences du spectre radioélectrique

·

L'enregistrement des fréquences allouées à chaque position orbitale de l'orbite

géostationnaire de manière à éviter les interférences entre stations de différentes

régions

·

Et coordonne les efforts pour éliminer les interférences entre stations radio de

différents pays et améliorer l'utilisation faite des fréquences.

Pour ce faire, l'ITU édite des règlements, des recommandations et définit des standards.

On notera que le secteur des télécommunications se caractérise par, des enjeux économiques

et politiques énormes, et une évolution technologique très rapide (notamment par

l'introduction des techniques numériques).

Des conférences internationales se tiennent périodiquement afin de réexaminer les

affectations en fonction de l'évolution des besoins et de la technologie (WRC 2003 à Caracas,

WRC 2007 à Genève, WRC 2012 à Genève).

Les Télécommunications en France.

En France, l'application des dispositions juridiques, économiques et techniques qui permettent

à ces activités de s'exercer librement, a été confiée au ministère chargé des

télécommunications et à une institution indépendante: l'Autorité de Régulation des

Communications Electroniques et des Postes (ARCEP).

En ce qui concerne le spectre radioélectrique:

· Les forces armées et l'aviation civile gèrent directement les bandes de fréquences qui

leur sont allouées (utilisateur primaire).

· Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) gère les bandes allouées à la

radiodiffusion et à la télévision

Les responsabilités du CSA dans la gestion du spectre hertzien sont peu connues mais

considérables. La planification de la bande FM, tout comme l'attribution de canaux de

diffusion aux télévisions (résorption de zones d'ombre, régionalisation de France 3,

extension de réseaux), repose exclusivement sur le Conseil.

· L'ARCEP gère toutes les autres fréquences et assure la responsabilité de l'évaluation

de la conformité des équipements.

Le Tableau National de Répartition des Bandes de Fréquences (TNRBF) géré par

l'Agence Nationale des Fréquences (ANFR) peut être Consulté sur leur site internet.

ASPECT TECHNIQUE.

L'allocation de fréquences à un type d'utilisation doit être en adéquation avec l'application

considérée. Le mode de propagation des ondes électromagnétiques à ces fréquences doit

naturellement être pris en compte.

Comme les ondes lumineuses, qui sont aussi des ondes électromagnétiques, les ondes

radioélectriques subissent réflexions, réfraction, diffraction, etc.

Le mode de propagation des ondes électromagnétiques, en dehors de l'espace libre, dépend de

la fréquence.

Les bandes de fréquences et leur mode de propagation.

On a l'habitude de classer les ondes électromagnétiques en fonction soit de leur fréquence f ,

soit de leur longueur d'onde

l = C/f . En partant des fréquences les plus basses (longueurs

d'ondes les plus grandes) on trouve:

ELF (Extremely Low Frequency) et VLF (Very Low Frequency)

Dans cette bande de fréquences (jusqu'à 30kHz), les ondes se propagent essentiellement en

surface. Du fait de la faible fréquence, l'effet de peau est relativement peu important, ce qui

permet une pénétration des ondes à l'intérieur des matériaux conducteurs. C'est le cas

notamment de l'eau, c'est pour cela que les VLF sont utilisées pour les communications avec

les sous marins en immersion.

Les antennes sont gigantesques pour un rendement très moyen. Le niveau de bruit (parasites)

est très élevé.

L'ionosphère.

Le rayonnement solaire, ionise l'atmosphère terrestre. Cette ionisation subit des variations

journalières directement liées à la quantité de flux solaire reçu et des variations à plus long

terme liées à l'activité solaire globale.

La figure 1 montre la structure de l'ionosphère.

Spectre radio2

Figure 1 - Distribution de l'ionisation dans l'atmosphère le jour et la nuit.

On peut distinguer plusieurs couches au sein de l'ionosphère qui sont caractérisées, d'une part

par leur densité électronique et d'autre part, par leur composition chimique.

Tout ceci aura naturellement un impact sur la réflexion/réfraction des ondes

électromagnétiques en fonction de la fréquence.

Les 4 couches définies (D,E,F1,F2) ont une évolution diurne et nocturne influencée par le

rayonnement solaire.

· La couche D est la couche la plus basse de l'ionosphère comprise entre 50 et 90 km et

elle atteint son maximum d'ionisation quand le soleil est au Zénith plus ou moins vers

midi. Cette ionisation n'est pas une ionisation durable et elle disparaît très vite dès que

le soleil décline et complètement quand il se couche. La couche D est caractérisée par

sa capacité non pas à réfracter les signaux mais au contraire à les absorber. Cette

absorption touche le bas du spectre entre 3 et 10 MHz avec un effet décroissant. Plus

l'ionisation est forte, plus l'absorption est forte, ceci explique le silence des bandes

basses en cours de journée.

· La couche E comprise entre 90 et 150 km, à l'instar de la couche D, a tendance à

dissiper ses ions assez rapidement quand le soleil ne l'irradie pas. En revanche elle est

beaucoup moins "nocive" que la couche "D" puisqu'elle n'absorbe pas l'énergie, au

contraire, elle réfracte / réfléchie très bien. Quand vient la nuit, la couche "E est très

mince et les ondes électromagnétiques la traverse directement, les réflexions sont

quasi inexistantes.

· Les couches F1 et F2 constituent deux couches distinctes le jour, sous l'influence du

soleil et une seule la nuit. C'est cette région ionosphérique qui est la plus importante

pour les communications radio à longue distance. Ces couches restent ionisées,

longtemps, 24h avec des variations diurnes et nocturnes.

LF (Low Frequency: 30-300 kHz) et MF (Medium Frequency: 300 kHz - 3 MHz).

Dans cette bande de fréquences, l'influence des couches ionisées de l'atmosphère (sous

l'action du rayonnement solaire) commence à se faire sentir et la propagation est différente le

jour ou la nuit.

Le jour, les ondes LF et surtout MF sont très atténuées par la couche D. La portée utile des

ondes se situe entre quelques dizaines de km pour les fréquences les plus basses à quelques

centaines de km pour les plus hautes.

La nuit, l'atténuation par la couche D disparaît et les ondes sont réfléchies par les couches

supérieures. La portée peut atteindre plusieurs milliers de km.

A des distances de 100 à quelques centaines de km, l'onde directe et l'onde réfléchie ont une

amplitude comparable, mais parviennent avec une différence de marche importante. Il en

résulte de profondes variations de l’amplitude du signal reçu que l'on appelle

fading.

En MF, s'ajoute un phénomène de rotation de la polarisation de l'onde lors de la réflexion

(effet Faraday) qui augmente le fading. (La polarisation d'une onde plane est donnée par le

sens du champ électrique).

Les bandes LF et MF sont principalement utilisées pour la radiodiffusion (broadcast) en

modulation d'amplitude (bandes PO et GO des postes de radio).

La radiodiffusion en ondes longues (Long Wave).

La gamme de fréquences, pour les ondes longues, se situe entre 30 et 300 kHz. La partie

réservée à la radiodiffusion est comprise entre 144 et 290 kHz. On les appelle aussi ondes

kilométriques (leur longueur d'onde variant entre 1 et 10 kilomètres)

Spectre radio3

Les ondes longues suivent la surface de la

terre et offrent ainsi une bonne propagation

qui n'est pas, ou peu, altérée par les

obstacles naturels ou les constructions.

Elles permettent une diffusion stable, et

peuvent parcourir des milliers de

kilomètres. La nuit, les ondes longues

connaissent un accroissement de leur

propagation, ce qui amène certaines

stations à diminuer leur puissance

d'émission. Par exemple, l'émetteur de

France Inter situé à Allouis (photo ci

contre) a une puissance de 2000 kW.

Chaque soir, les techniciens découplent un

des émetteurs ramenant la puissance à

1000 kW, cette baisse de puissance étant

compensée par la portée nocturne des

ondes kilométriques.

Les ondes longues permettent aussi la

diffusion des signaux horaires et servent à

la radionavigation.

La radiodiffusion en ondes moyennes (MW).

Les ondes moyennes (OM), ou petites ondes (PO) ou « Medium Waves » (MW), ont une

gamme de fréquences située entre 300 et 3000 kHz. La partie réservée à la radiodiffusion est

comprise entre 522 et 1620 kHz.

Les ondes moyennes sont également appelées ondes hectométriques (leur longueur variant

entre 100 mètres et 1 kilomètre). Les ondes moyennes se propagent par onde de sol et par

onde aérienne en droite ligne par rapport au site d'émission. L'onde aérienne épouse

néanmoins la courbure de la Terre. De jour, les ondes moyennes peuvent parcourir plusieurs

centaines de kilomètres en fonction de la puissance de l'émetteur. De nuit, les ondes

moyennes sont réfléchies par les basses couches de l'ionosphère ce qui augmente

considérablement leur portée. Les ondes moyennes sont moins sensibles aux parasites

atmosphériques et industriels que les ondes longues.

Leur stabilité convient parfaitement pour la radiodiffusion, qui s'effectue dans la partie basse

de cette gamme d'onde. La partie haute de la gamme est surtout utilisée pour les liaisons avec

les bateaux, la propagation des ondes moyennes étant excellente en mer. La taille des

antennes d'émission est en accord avec la fréquence utilisée - en radiodiffusion, il s'agit de

pylônes rayonnants (le pylône est lui-même antenne), qui sont isolés du sol et dont la taille

varie entre 120 et 220 mètres. En revanche, l'antenne de réception est de petite taille (il ne

s'agit pas de l'antenne télescopique, mais de l'antenne en ferrite incorporée au récepteur), il

suffit d'orienter le poste pour obtenir une bonne réception.

HF (High Fequency : 3 - 30 MHz).

Cette bande, appelée aussi décamétrique car elle correspond à des longueurs d'onde de 100 m

à 10 m, permet des communications à très longues distances (plus de 10 000 km). Avant

l'apparition des satellites de télécommunications, les ondes décamétriques constituaient

l'unique moyen de communications à très grande distance: radiodiffusion, agences de presse,

communication maritimes et aéronautiques, communications militaires, ambassades, etc.

De nos jours les bandes décamétriques restent encore très utilisées.

La propagation s'effectue par réflexions multiples entre l'ionosphère (essentiellement par la

couche F) et le sol. Elle est donc très sujette aux variations diurnes, saisonnières et très liée à

l'activité solaire.

Plusieurs signaux provenant de chemins différents sont souvent reçus simultanément, ce qui

provoque du fading.

Spectre radio4

L'activité solaire.

Spectre radio5

Mesurer l'activité solaire est un élément clef dans la prévision de propagation HF et les

scientifiques ont défini un certain nombre de mesures et valeurs afin d'évaluer la possibilité de

réaliser telle ou telle liaison radioélectrique sur tel ou tel circuit avec des conditions d'antenne

et de puissance standard :

· Mesure du flux à 2,8 GHz ou 10,7

cm de longueur d'onde.

En mesurant l'énergie émise sur

cette fréquence, on a une

cartographie très précise des

émissions radioélectriques du

soleil. Le flux le plus bas avoisine

les 65 tandis que dépasser 200 lors

du maximum d'activité est courant.

L'unité vaut 10

-22 W/m2/Hz soit 10

000 jansky.

· Nombre de tâches solaires.

Plus l'activité solaire est grande

plus le nombre de tâches solaires

est important. Les "sunspot" en

anglais traduisent une concentration

de flux magnétique.

· D'autres mesures prennent en

compte les émissions de rayons X,

particules lourdes, vent solaire etc.

Les prévisions de propagation.

Divers organismes établissent des prévisions de propagation permettant de choisir la

fréquence optimale pour un trajet donné à une heure donnée.

La fréquence la plus élevée qui permettra une liaison ionosphérique entre deux stations est

appelée MUF (Fréquence Maximale Utilisable) pour un circuit considéré. Si l'on augmente la

fréquence en ne changeant aucun autre paramètre (angle de rayonnement, puissance, etc.) la

liaison ne pourra s'établir. La MUF est plus importante le jour que la nuit. Elle est fonction du

trajet, de l'heure du jour, de la saison, du positionnement des stations, du rayonnement ultraviolet

du soleil, des éventuelles perturbations ionosphériques, ce qui rend toujours les

prévisions un peu aléatoires.

La MUF étant la fréquence maximale utilisable, toutes les fréquences inférieures devraient

bien fonctionner pour établir la liaison. C'est vrai jusqu'à un certain point car l'absorption par

la couche D impacte fortement les fréquences basses en cours de journée et le bruit est très

important et croît au fur et à mesure que la fréquence diminue. Ceci nous amène à définir la

Fréquence Minimale Utilisable - LUF (Lowest Usable Frequency) - comme étant la fréquence

la plus basse utilisable pour établir une liaison pour un circuit donné. La LUF est plus faible la

nuit que le jour.

Spectre radio6

Bande de fréquences utilisables en fonction de l'heure pour un trajet donné

Spectre radio7

Antenne log-periodic rotative pour communications à longue distance en bande décamétrique.

VHF (Very High Frequency : 30 - 300 MHz).

Dans cette bande, aussi appelée métrique, la propagation s'effectue essentiellement à courte

distance. Les ondes métriques sont très peu réfléchies par l'ionosphère, ce qui permet par

exemple des contacts avec des satellites (137 MHz : satellites météo en orbite basse).

L'essentiel de cette bande est utilisé par la radiodiffusion en modulation de fréquence (88 -

108 MHz), la télévision et les communications avec les mobiles (terrestres, maritimes ou

aéronautiques).

Lorsque l'émetteur et le récepteur sont à vue, les signaux sont très forts et stables.

Les ondes métriques peuvent être réfléchies ou difractées par différents obstacles (montagnes,

immeubles, véhicules,…).

UHF (Ultra High Frequency: 300 MHz - 3GHz).

C'est le domaine des ondes décimétriques. Leur propagation est très similaire de celle des

ondes du haut de la bande métrique: propagation à vue directe, réflexion facile sur des

obstacles,… Cette bande est occupée par la télévision, la téléphonie cellulaire (GSM : 880 à

960 MHz, GSM et DCS : 1710 à 1880 MHz ), les satellites météo géostationnaires, les radars

et les faisceaux hertzien, …

Les antennes sont de petites dimensions, ce qui permet de les grouper pour réaliser des

antennes très directives (Yagi, panneaux, réflecteurs paraboliques,…

Hyperfréquences (Microwaves).

Le domaine des hyperfréquences s'étend au delà de 3 GHZ. Il fait appel à des techniques très

particulières.

La propagation en espace libre.

C'est presque un mythe mais cela sert de base de départ à tout calcul. Rappelons que l'objectif

est de délivrer suffisamment de puissance à l'entrée du récepteur du correspondant pour que

les informations à véhiculer puissent être démodulées correctement.

Nous allons quantifier les pertes que nous pourrions rencontrer sur un hypothétique trajet,

exempt de tout obstacle susceptible d'absorber, réfracter, réfléchir ou diffuser l'énergie émise;

ce pourrait être par exemple un trajet de développant dans le vide.

Considérons un émetteur de puissance Pt, couplé à une antenne théorique qui rayonnerait de

manière identique dans toutes les directions (aérien isotropique).

La puissance est distribuée uniformément sur une surface 4

pd2 (surface de la sphère). A une

distance d de l'émetteur, la densité de puissance est alors S=Pt/4pd2

Spectre radio8

Du côté du récepteur, la quantité d'énergie captée est dépendante de l'antenne de réception et

plus particulièrement d'un critère appelé "surface de capture" notée Ar.

La puissance reçue s'écrit Pr=SAr

Pour l'aérien isotropique, Ar=l2/4p l étant la longueur d'onde

Dans le cas de deux aériens isotropiques séparés d'une distance d, à la longueur d'ondel, la

puissance reçue vaut:Pr= Pt(l/4pd)²

Cette formule n'est pas commode à manipuler. On définit plutôt l’atténuation de parcours Lp

(path loss):

Lp (dB) = 32,45 + 20 log f + 20log d avec f en MHz et d en km

Bilan de liaison.

Nous savons calculer l'atténuation de parcours (Lp ), nous allons introduire les pertes dans les

câbles coaxiaux qui pénalisent la puissance émise et reçue, les gains des antennes à l'émission

et à la réception (par rapport à l'aérien isotropique) et la puissance d'émission.

Nous allons déterminer ainsi la puissance reçue par l'entrée d'un récepteur situé à une distance

"d" sur une fréquence "f"

Pr = Pt - Lp + Gt + Gr - Lt - Lr

Pr = puissance reçue (dbm ou dbw, dépend de l'unité adoptée pour Pt)

Pt = puissance de l'émetteur (en dbm ou dbW)

Lp = Atténuation de parcours entre antennes isotropiques (en dB)

Gt = gain de l'antenne d'émission en dBi (dBi = dB par rapport à l'aérien isotropique)

Gr = gain de l'antenne de réception en dBi

Lt = perte dans la ligne reliant l'émetteur à l'antenne en dB

Lr = perte dans la ligne reliant l'antenne au récepteur en dB

Ce bilan de liaison est valable en espace libre ou à vue directe.

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