LES         CABLES SOUS-MARINS
L'allemand        W. Siemens met au point une technique pour isoler un câble       électrique en milieu marin avec de la gutta-percha et en 1851, le       premier câble est posé entre Douvres et le cap Gris-Nez par       le remorqueur Goliath. C'est un échec car des pêcheurs       relèveront le câble et ils prendront le cuivre du coeur pour       de l'or !
       Franchir l'océan est une autre histoire ! Comment fabriquer un câble       de 4.000 kilomètres de long ? Comment éviter la corrosion       ? En 1857, l'américain Cyrus Field organise une tentative       : c'est encore un échec. Nouvel essai en 1858 avec deux navires.       La liaison ne dure que quelques semaines. En 1866, le Great Eastern       pose le premier câble opérationnel transatlantique. C'est en       1869 que la France pose son premier câble sous-marin entre Brest et       Saint Pierre et Miquelon.
Entre       la pose de ces premiers câbles télégraphiques et du       premier câble téléphonique, il y a un intervalle de       presque un siècle ! Ceci est essentiellement dû aux signaux       téléphoniques qu'il faut régulièrement amplifier.       C'est pourquoi le premier câble TAT (pour Trans-Atlantic Telephonic       cable), d'une capacité de 48 circuits, ne sera posé qu'en       1956. A partir de 1976, les TAT permettront d'acheminer 4.000 communications       simultanées. Avec les fibres optiques, depuis 1988, les TAT équipés       de concentrateurs, ont une capacité de 40.000 voies téléphoniques       simultanées. Enfin, depuis 1995, des régénérateurs       "tout optique" compensent l'aténuation du signal       ce qui augmente considérablement le nombre de circuit. Ainsi, le       TAT 12, posé en 1995, a une capacité de 500.000 voies téléphoniques       simultanées.
        Le RAYMON CROZE et le LEON THEVENIN         Chargés de la maintenance des câbles.
        Le VERCORS         poseur de câbles (73.600 Km depuis 1974)
 
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